proustQui a lu Proust ? C’est une question souvent posée.

Bon, je le concède pas à la pause café au boulot, encore que ?

Les grands lecteurs l’ont lu… ou pas. En tous les cas ils ont au moins ouvert le premier volume d’A la recherche du temps perdu.

Qu’entent-on généralement ?

  • c’est lent comme bouquin, non?
  • j’ai pas compris où il voulait en venir le Proust !
  • c’est génial, j’ai adoré. C’est le Graal de l’écriture, de la lecture, la madeleine, la pendule, génialissime.

J’avoue (puisqu’à priori cela serait un crime de n’avoir pas lu Proust) que j’avais lu mollement 2 chapitres jusqu’à l’été dernier où je décidais comme un vaillant petit soldat de la littérature de m’attaquer à l’oeuvre majeure (ou considérée comme telle) de la littérature hexagonale.

7 volumes.

  • Du côté de chez Swann
  • À l’ombre des jeunes filles en fleurs
  • Le Côté de Guermantes I et II,
  • Sodome et Gomorrhe I et II,
  • La Prisonnière,
  • Albertine disparue (La Fugitive),
  • Le Temps retrouvé,

Et bien cela se lit, cela s’apprécie, cela s’adore. Le plus difficile est d’aimer le narrateur (Proust en l’occurrence). Pour un lecteur d’aujourd’hui il n’y a pas de suspens mais les mots manquent pour qualifier le plaisir du beau texte parfois étrange, toujours précis.

Proust aurait été le roi du twitt car avec 140 mots il aurait imagé le moindre événement mondain, le monde entier attendrait chaque flèche littéraire du génie qui aurait le rang de citation.

juste pour le fun, échantillon perso extrait des dizaines de phrases récoltées lors de ma lecture

Les douleurs sont des folles.Et qui les écoute est encore plus fou.

car pour comprendre combien une vieille femme a pu être jolie, il ne faut pas seulement la regarder, mais traduire chaque trait.

un duc peut écrire des romans d’épicier, même sur les mœurs du grand monde

Il y a des maux dont il ne faut pas chercher à guérir car ils nous protègent seuls contre de plus graves.

Elle semblait une magicienne me présentant un miroir du temps.

Je jouissais encore des débris du sommeil