Ecrire est-il rêver ?

Ecrire est-il coucher sur le papier ?

Ecrire est-il clamer ?

Grandeur supposée, supputée, surestimée du quotidien de l’écrivain.

La plume, le clavier, le crayon comme vecteur de l’imaginaire ou du concret revisité.

Comment nourrir les mots sans les engloutir dans l’abstrait, l’absence ou l’abscons.

La plume a besoin de la vie intérieure et extérieure, chaque geste du quotidien peut devenir un mot encré, chaque regard partagé peut se transformer en oeuvre.

Les mots, petites bêtes instables ne seront jamais vraiment domptés comme s’ils existaient indépendamment du teneur de plume qui cherche à les aligner sagement sur la feuille.

Les mots forment une ronde joyeuse et emberlificoteuse autour de ma tête et tels des cupidons graphiques lancent parfois des flèches.

Je ne suis pas une penseuse penchée sur son bureau à la lueur d’une lampe , je ne peux écrire qu’à la lueur de la vie.

Je n’exige rien de mon inconscient, j’écris en gourmande, je déguste comme une pâtisserie longuement préparée.